Claude Poirier, "Le lexique québécois: son évolution, ses composantes", p. 74:
Parmi les innovations québécoises connues figurent au premier plan les évolutions sémantiques. En débarquant en Nouvelle-France, les colons français ont été mis en contact avec des réalités nouvelles, ayant trait à la géographie, à la faune et à la flore, aux conditions climatiques. Ils se sont servis pour les désigner des mots qu'ils employaient dans la mère patrie en parlant des réalités similaires mais s'est développé autour du noyau sémantique de ces mots des sèmes nouveaux, des connotations particulières.
*Poirier donne ensuite l'exemple du mot "fleuve" qui, pour les Québécois désigne un cours d'eau beaucoup plus vaste et important que celui qui traverse Paris. C'est un exemple quelque peu facile, mais il révèle bien l'influence de l'expérience du nouveau continent sur le français.
p. 75: Les francophones du Québec se sont servis de mots français (ou du moins galloromans) pour exprimer l'hivers québécois et les réalités connexes. Le mot poudrerie a été en usage en moyen français au sens d'"étendue de terre couverte de poussière"; il convenait bien pour nommer la neige fine et sèche que le vent soulève en tourbillons [...].
*Poirier offre une panoplie d'exemples de néologismes et de mots dont le sens s'est modifié sous l'influence de la réalité climatique québécoise: carriole, berline, bordée ou bordée de neige, tuque, etc.
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jeudi 27 février 2014
René Bouchard (dir.), Culture populaire et littératures au Québec, Saratoga: Amma Libri, 1980, 310 p.
Claude Poirier, "Le lexique québécois: son évolution, ses composantes", p. 48:
Si l'on excepte l'influence anglaise [...], on peut affirmer que l'histoire du parler québécois a été dominée par trois tendances complémentaires: 1. le conservatisme, 2. l'alignement sur le français général, 3. l'innovation.
Si l'on excepte l'influence anglaise [...], on peut affirmer que l'histoire du parler québécois a été dominée par trois tendances complémentaires: 1. le conservatisme, 2. l'alignement sur le français général, 3. l'innovation.
jeudi 17 octobre 2013
ANDRÈS, Bernard. (2001) Écrire le Québec. De la contrainte à la contrariété [édition revue et augmentée]. Montréal: XYZ.
p. 40: Pour les nations en émergence, l'histoire littéraire, c'est la conjonction toujours hasardeuse d'une signature d'une infinité de discours (sociaux, culturels), de langages, d'accents et de styles, au sens où l'entend Bakhtine à propos d'hybridisation et de plurilinguisme.
p. 41: Au coeur de toutes ces contaminations discursives*, l'écrivain du Nouveau Monde rappelle cet auteur dont parle Bakhtine, qui "ne possédait pas de langage propre, mais avait son style, sa règle unique et organique d'un jeu avec les langages et d'un réfraction en eux de ses intentions sémantiques et expressives".
*Par "contaminations discursives", Andrès veut renvoyer à l'entreprise spirituelle et la mission commerciale qui justifiaient l'écriture (et la lecture) de textes du Nouveau Monde. Pensons seulement aux écrits de religieux envoyés en ces contrées étranges ou encore au compte-rendu quasiment comptable de Champlain.
p. 41: Au coeur de toutes ces contaminations discursives*, l'écrivain du Nouveau Monde rappelle cet auteur dont parle Bakhtine, qui "ne possédait pas de langage propre, mais avait son style, sa règle unique et organique d'un jeu avec les langages et d'un réfraction en eux de ses intentions sémantiques et expressives".
*Par "contaminations discursives", Andrès veut renvoyer à l'entreprise spirituelle et la mission commerciale qui justifiaient l'écriture (et la lecture) de textes du Nouveau Monde. Pensons seulement aux écrits de religieux envoyés en ces contrées étranges ou encore au compte-rendu quasiment comptable de Champlain.
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mardi 6 mars 2012
RANCIÈRE, Jacques
p. 57: Et c'est la circulation dans ce paysage des signes qui définit la fictionnalité nouvelle: la nouvelle manière de raconter des histoires, qui est d'abord une manière d'affecter du sens à l'univers « empirique» des actions obscures et des objets quelconques. L'agencement fictionnel n'est plus l'enchaînement causal aristotélicien des actions « selon la nécessité et la vraisemblance ». Il est un agencement de signes. Mais cet agencement littéraire des signes n'est aucunement une auto-référentialité solitaire du langage. C'est l'identification des modes de la construction fictionnelle à ceux d'une lecture des signes écrits sur la configuration d'un lieu, d'un groupe, d'un mur, d'un vêtement, d'un visage. C'est l'assimilation des accélérations ou des ralentis du langage, de ses brassages d'images ou sautes de tons, de toutes ses différences de potentiel entre l'insignifiant et le sur-signifiant, aux modalités du voyage à travers le paysage des traits significatifs disposés dans la topographie des espaces, la physiologie des cercles sociaux, l'expression silencieuse des corps. La « fictionalité » propre à l'âge esthétique se déploie alors entre deux pôles : entre la puissance de signification inhérente à toute chose muette et la démultiplication des modes de parole et des niveaux de signification.
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lundi 27 février 2012
BEAUCHEMIN, Jean-François
Ah! si j'avais su que vocabulaire est ainsi que le drap posé sur le fantôme, lui donnant apparences et dehors, et lui retirant enfin sa détestable invisibleté! (150)
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
BEAUCHEMIN, Jean-François
Intertexte avec Les contes de Jos Violon (patois de Tipite Vallerand), de Louis Fréchette:
"Parjaune! Qu'on me pende casque en bas durant une lunaison complète si, de mon vif, je me frotte à démons!" (112)
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
"Parjaune! Qu'on me pende casque en bas durant une lunaison complète si, de mon vif, je me frotte à démons!" (112)
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
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BEAUCHEMIN, Jean-François
Enfin, je saisis l'image de père palabrant avec ses gens et effectuant pour eux les actes les plus bizarres, tels qu'ils ont été narrés par-devant vous, Monsieur le juge, et ci-devant votre face aussi, Membres du jury de ce tribuneau. (90)
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
BEAUCHEMIN, Jean-François
Car en matière d'humanité père n'était pas chercheur, et déviait volontiers son penser de tout ce qui réclamait usage extraordinaire de casque. Ce n'était pas qu'il fût dépourvu d'éclairage. Seulement, il allait, semblable au poisson-chat: manœuvrant juste sous la surface des choses, comme si plonger en leur fondement risquait de l'engluer de limon. Son apparence elle-même évoquait quelque bête sous-marine: quoique charnu et râblé, père avait quelque chose de glissant et d'ondulant, une inexplicableté qui lui permettait d'aller parmi les choses sans se heurter à elles, les évitant plutôt, les contournant, s'y dérobant. [...] C'est que, pour piloter sa personne, père s'en remettait entièrement à son pied, qui en toutes circonstances lui servait pour ainsi dire d'œil. Et sa main, son blair, ses esgourdes unanimement lui étaient alors une manière de guide. Voilà pour son guidement au sein des lieux. (106)
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
Jean-François Beauchemin. Le Jour des corneilles. Éditions Les Allusifs, Montréal, 2004, 152 p.
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dimanche 7 février 2010
WALLACE, David Foster
p. 14
If one can stomach a good dose of simplification, though, there can be seen one deep feature shared by all the cutting-edge fiction that resonates with the post-Hiroshima revolution. That is its fall into time, a loss of innocence about the language that is its breath and bread. Its unblinking recognition of the fact that the relations between literary artist, literary language, and literary artifact are vastly more complex and powerful than has been realized hitherto. And the insight that is courage’s reward—that it is precisely in those tangled relations that a forward-looking, fertile literary value may well reside.
("Futuristic Fiction and the Conspicuously Young" dans Review of Contemporary Fiction, 1988 - theknowe.net)
If one can stomach a good dose of simplification, though, there can be seen one deep feature shared by all the cutting-edge fiction that resonates with the post-Hiroshima revolution. That is its fall into time, a loss of innocence about the language that is its breath and bread. Its unblinking recognition of the fact that the relations between literary artist, literary language, and literary artifact are vastly more complex and powerful than has been realized hitherto. And the insight that is courage’s reward—that it is precisely in those tangled relations that a forward-looking, fertile literary value may well reside.
("Futuristic Fiction and the Conspicuously Young" dans Review of Contemporary Fiction, 1988 - theknowe.net)
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dimanche 1 novembre 2009
PALAHNIUK, Chuck
p. 67 :
What you don't understand, you can make mean anything.
Diary, 2003.
What you don't understand, you can make mean anything.
Diary, 2003.
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PALAHNIUK, Chuck
p. 27 :
He leans into the wall, his face twisting hard against the hole, and says, "This handwriting is so compelling. The way he writes the letter f in 'set foot' and 'fat fucking slob,' the top line is so long it overhangs the rest of the word. That means he's actually a very loving, protective man." He says, "See the k in 'kill you'? The way the front leg is extralong shows he's worried about something."
p. 45 :
Watching any woman talk to Peter Wilmot, you could see her frontalis muscle lifted her forehead into wrinkles, proof she was scared. Peter's top eyelids would be half shut, more like someone angry than looking to fall in love.
Diary, 2003.
He leans into the wall, his face twisting hard against the hole, and says, "This handwriting is so compelling. The way he writes the letter f in 'set foot' and 'fat fucking slob,' the top line is so long it overhangs the rest of the word. That means he's actually a very loving, protective man." He says, "See the k in 'kill you'? The way the front leg is extralong shows he's worried about something."
p. 45 :
Watching any woman talk to Peter Wilmot, you could see her frontalis muscle lifted her forehead into wrinkles, proof she was scared. Peter's top eyelids would be half shut, more like someone angry than looking to fall in love.
Diary, 2003.
BARTHES, Roland
p. 37 :
Le passé simple et la troisième personne du Roman, ne sont rien d'autre que ce geste fatal par lequel l'écrivain montre du doigt le masque qu'il porte.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
Le passé simple et la troisième personne du Roman, ne sont rien d'autre que ce geste fatal par lequel l'écrivain montre du doigt le masque qu'il porte.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
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BARTHES, Roland
p. 31 :
[L]orsque le Récit est rejeté au profit d'autres genres littéraires, ou bien, lorsqu'à l'intérieur de la narration, le passé simple est remplacé par des formes moins ornementales, plus fraîches, plus denses et plus proches de la parole (le présent ou le passé composé), la Littérature devient dépositaire de l'épaisseur de l'existence, et non de sa signification.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
[L]orsque le Récit est rejeté au profit d'autres genres littéraires, ou bien, lorsqu'à l'intérieur de la narration, le passé simple est remplacé par des formes moins ornementales, plus fraîches, plus denses et plus proches de la parole (le présent ou le passé composé), la Littérature devient dépositaire de l'épaisseur de l'existence, et non de sa signification.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
BARTHES, Roland
p. 30 :
Le passé simple est donc finalement l'expression d'un ordre, et par conséquent d'une euphorie. Grâce à lui, la réalité n'est ni mystérieuse, ni absurde; elle est claire, presque familière, à chaque moment rassemblée et contenue dans la main d'un créateur; elle subit la pression ingénieuse de sa liberté.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
Le passé simple est donc finalement l'expression d'un ordre, et par conséquent d'une euphorie. Grâce à lui, la réalité n'est ni mystérieuse, ni absurde; elle est claire, presque familière, à chaque moment rassemblée et contenue dans la main d'un créateur; elle subit la pression ingénieuse de sa liberté.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
BARTHES, Roland
p. 21 :
Ce qui oppose l'écriture à la parole, c'est que la première paraît toujours symbolique, introversée, tournée ostensiblement du côté d'un versant secret du langage, tandis que la seconde n'est qu'une durée de signes vides dont le mouvement seul est significatif. Toute la parole se tient dans cette usure des mots, dans cette écume toujours emportée plus loin, et il n'y a de parole que là où le langage fonctionne avec évidence comme une voration qui n'enlèverait que la pointe mobile des mots; l'écriture, au contraire, est toujours enracinée dans un au-delà du langage, elle se développe comme un germe et non comme une ligne, elle manifeste une essence et menace d'un secret, elle est contre-communication, elle intimide.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
Ce qui oppose l'écriture à la parole, c'est que la première paraît toujours symbolique, introversée, tournée ostensiblement du côté d'un versant secret du langage, tandis que la seconde n'est qu'une durée de signes vides dont le mouvement seul est significatif. Toute la parole se tient dans cette usure des mots, dans cette écume toujours emportée plus loin, et il n'y a de parole que là où le langage fonctionne avec évidence comme une voration qui n'enlèverait que la pointe mobile des mots; l'écriture, au contraire, est toujours enracinée dans un au-delà du langage, elle se développe comme un germe et non comme une ligne, elle manifeste une essence et menace d'un secret, elle est contre-communication, elle intimide.
Le degré zéro de l'écriture, 1953.
jeudi 20 août 2009
WOLFE, Tom
p. 5 :
"This morning," said Charlie, "I'm only gonna shoot the bobs." Morning came out close to moanin', just as something had come out sump'm. When he was here at Turpmtine, he liked to shed Atlanta, even in his voice. He liked to feel earthy, Down Home, elemental; which is to say, he was no longer merely a real estate developer, he was... a man.
A Man in Full, 1998.
"This morning," said Charlie, "I'm only gonna shoot the bobs." Morning came out close to moanin', just as something had come out sump'm. When he was here at Turpmtine, he liked to shed Atlanta, even in his voice. He liked to feel earthy, Down Home, elemental; which is to say, he was no longer merely a real estate developer, he was... a man.
A Man in Full, 1998.
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mardi 16 juin 2009
TWAIN, Mark
p. 58 :
[…] and from that point my watchman threw off all trammels of date and locality and branched out into a narrative that bristled all along with incredible adventures, a narrative that was so reeking with bloodshed and so crammed with hair-breadth escapes and the most engaging and unconscious personal villainies that I sat speechless, enjoying, shuddering, wondering, worshipping. [...] It was a sore blight to find out afterward that he was a low, vulgar, ignorant, sentimental, half-witted humbug, an untraveled native of the wilds of Illinois, who had absorbed wildcat literature and appropriated its marvels, until in time he had woven odds and ends of the mess into this yarn and then gone on telling it to fledglings like me until he had come to believe it himself. (p. 58)
(Old Times on the Mississippi, cité dans The Portable Mark Twain, 1985)
[…] and from that point my watchman threw off all trammels of date and locality and branched out into a narrative that bristled all along with incredible adventures, a narrative that was so reeking with bloodshed and so crammed with hair-breadth escapes and the most engaging and unconscious personal villainies that I sat speechless, enjoying, shuddering, wondering, worshipping. [...] It was a sore blight to find out afterward that he was a low, vulgar, ignorant, sentimental, half-witted humbug, an untraveled native of the wilds of Illinois, who had absorbed wildcat literature and appropriated its marvels, until in time he had woven odds and ends of the mess into this yarn and then gone on telling it to fledglings like me until he had come to believe it himself. (p. 58)
(Old Times on the Mississippi, cité dans The Portable Mark Twain, 1985)
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PORTELLI, Alessandro
p. 81 :
America’s fluid frontiers, its composite, mobile, egalitarian democracy, the degree to which it seems, more than any other nation, to live in the present : all these traits are intentionally evoked in American literary writing by the improvisational, digressive, expansive, fluid and time-bound mark of the voice.
(The Text and the Voice, 1994)
America’s fluid frontiers, its composite, mobile, egalitarian democracy, the degree to which it seems, more than any other nation, to live in the present : all these traits are intentionally evoked in American literary writing by the improvisational, digressive, expansive, fluid and time-bound mark of the voice.
(The Text and the Voice, 1994)
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picarisme,
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USA,
vernaculaire
KOUWENHOVEN, John A.
p. 5 :
The least mechanized of all aspects of our society – the lives of men and women on the advancing frontier – depended upon the machine-made rifles and revolvers which enabled the pioneers to kill game and outfight the Indians, upon the steamboats and railroads which opened up new country for settlement, and upon the telegraph which made rapid intercommunication possible.
(The Arts in Modern American Civilization, 1967)
The least mechanized of all aspects of our society – the lives of men and women on the advancing frontier – depended upon the machine-made rifles and revolvers which enabled the pioneers to kill game and outfight the Indians, upon the steamboats and railroads which opened up new country for settlement, and upon the telegraph which made rapid intercommunication possible.
(The Arts in Modern American Civilization, 1967)
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KOUWENHOVEN, John A.
p. 132 :
These new “folk arts” are […] the product of people directly involved with the dynamic forces of contemporary life […]. In order to distinguish them from the more familiar folk arts, I labeled these the vernacular arts – meaning by that the empirical attempts of ordinary people to shape the elements of their everyday environment in a democratic, technological age. Specifically, I meant the books, buildings and artifacts of all sorts whose forms have been shaped as a direct response to the new elements which democracy and technology have introduced into our environment within the past hundred and fifty years.
(The Beer Can by the Highway : Essays on What’s “American” about America, 1961)
These new “folk arts” are […] the product of people directly involved with the dynamic forces of contemporary life […]. In order to distinguish them from the more familiar folk arts, I labeled these the vernacular arts – meaning by that the empirical attempts of ordinary people to shape the elements of their everyday environment in a democratic, technological age. Specifically, I meant the books, buildings and artifacts of all sorts whose forms have been shaped as a direct response to the new elements which democracy and technology have introduced into our environment within the past hundred and fifty years.
(The Beer Can by the Highway : Essays on What’s “American” about America, 1961)
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